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Ensemble Recon 9’ soie 9 et moulinet Hydros SL IV : test entre terre et mer.

Ayant fait mes premières armes à la mouche sur des parcours en deuxième catégorie, j’ai vite compris que cette technique permettait de prendre des perches, des brochets et des carpes. Les compétitions en rivière et en réservoir m’obligent à orienter la plupart de mes sorties à la recherche des truites et des ombres mais j’aime beaucoup troquer mes cannes de compétition contre un matériel adapté à la pêche de poissons plus gros ! Résident non loin de Montpellier, il ne me faut pas longtemps pour passer de l’eau douce à l’eau salée ce qui ouvre des perspectives intéressantes pour pêcher différentes espèces.

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Entre les récits de mes amis sur la pêche du bonefish, les photos de gros brochets du lac du Salagou, et la traque des carpes en rivière, je n’ai pas longtemps tardé à rechercher un ensemble qui me permette de pêcher tous ces poissons dans une même saison avec des mouches de différents volumes et poids.

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Lorsque j’ai reçu la Recon 9’ soie 9 en 4 brins et le moulinet Hydros SL IV je me suis empressé d’ouvrir le tube en aluminium pour sortir la canne.

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Comme la 9’ soie 5 que je possède, la 9’ soie 9 est sobre et élégante. Le blank vert foncé est verni, les ligatures sont grises et les anneaux serpentiformes chromés durs sont de très bonne qualité. Les anneaux de stripping sont bien dimensionnés pour faciliter la glisse de la soie. La poignée tulipe en liège pleine fleur est très agréable à prendre en main, un talon de combat est intégré au porte moulinet en aluminium anodisé couleur gun. Malgré son rapport longueur/puissance, cette canne reste légère (106 g) et son encombrement en fait une canne très intéressante pour voyager facilement.

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J’étais pressé de monter le moulinet sur la canne ! Il faut avouer que le porte moulinet de la Recon s’associe très bien au moulinet Hydros SL. Le design de ce moulinet en aluminium usiné dans la masse est vraiment très moderne et la prise en main de la molette de frein est très ergonomique. L’Hydros SL n°4 est fait pour recevoir des soies de n°7 à n°9 avec beaucoup de backing (plus de 250 m de backing Gel Spun 35 lbs). Son poids est de 210 g et la bobine Ultra-Large Arbor (10,5 cm) dispose d’un moyeu surdimensionné qui permet de récupérer très rapidement la soie ce qui me rendra de grands services par la suite !

Test en eau douce :

Pressé de tester cet ensemble sur les carpes de rivière. J’ai donc passé un après-midi au bord de l’eau avec cet ensemble et une soie WF n°9 de type Hydros Saltwater adaptée pour pêcher avec des mouches lestées comme des imitations d’écrevisses ou des Crazy-Charly (fameuse mouche à bonefish). Selon mes amis, le comportement des carpes est assez semblable à celui des poissons des flats qui se nourrissent dans peu d’eau. Il faut être discret, précis et réactif au ferrage. Pour le combat, les carpes de rivière sont de véritables torpilles ! Je me suis donc rendu sur une rivière où les carpes réagissent bien aux mouches.

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Dans ces conditions, je me suis focalisé sur les carpes qui longeaient les berges dans peu d’eau. Les premiers lancers que j’effectue me font vite comprendre que cette canne Recon 9’ soie 9 travaille particulièrement avec la pointe. La rapidité d’exécution des lancers est idéale pour relancer facilement sur la trajectoire des poissons en mouvement. Avec un bas de ligne de 3,50 m, je bénéficiais d’une très bonne précision. Ce jour-là les carpes étaient particulièrement méfiantes, le moindre bruit de gravier ou le moindre impact sur l’eau pouvait les effrayer. J’ai tout de même réussi à ferrer un beau poisson qui s’était laissé séduire par un « Squirmy-worm » peu lesté.

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Cette carpe n’a pas ménagé le matériel ! Ferré à 5 m de moi elle s’est empressée de regagner le large où se trouvaient des branchages immergés. Avec une pointe en fluorocarbone de 0,23 mm de diamètre il fallait que le frein soit parfaitement réglé pour contraindre la carpe sans que celle-ci ne puisse rompre la ligne. La régularité du frein de l’Hydro SL m’a rapidement rassuré et à chaque démarrage, la ligne était libérée en douceur sans le moindre à-coup. Au bout de quelques minutes je parviens à saisir ce beau poisson. Pour une première sortie avec cet ensemble Recon + Hydros SL j’étais déjà très satisfait. D’autres sorties en eau douce ont suivi et je n’ai enregistré aucune casse.

Test en eau salée :

C’est en mars 2016 que j’ai pu vraiment tester ce matériel. Destination la Guadeloupe avec la ferme intention de ferrer mon premier bonefish ! Si j’espérais tant prendre un bonefish je ne m’attendais pas à pouvoir en ferrer trois dont un vraiment gros. Cyril Lubeth (Guide de pêche) et Florian m’avait donné rendez-vous pour une sortie où nous avons pris des « bones » de belle taille.

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Dans les conditions de pêche sur les flats, avec une brise marine assez régulière nous parvenions à lancer nos imitations de crevettes dans la direction des poissons et dès le ferrage, la canne a parfaitement bien réagi. A aucun moment la réserve de puissance nous a manqué.

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Le moulinet Hydros est parfait pour laisser partir les poissons à toute vitesse et reprendre le combat entre les rushs en récupérant la soie rapidement. Je n’aurais jamais imaginé avoir au bout de la ligne un poisson capable de prendre 100 m de ligne dans une direction en moins de 20 secondes et me retrouver à rembobiner 50 m de backing dans les secondes qui suivent pour reprendre contact avec le poisson qui finalement avait décidé de changer de direction ! Là j’ai compris que la vitesse de récupération du moulinet était un point capital pour ne pas perdre un poisson aussi imprévisible.

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Cyril a réussi à prendre un magnifique bone de plus de 60 cm qui n’a pourtant pas ménagé le matériel.

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Le plus gros bonefish que j’ai eu l’occasion de combattre ne m’a laissé aucune chance en passant sous un rocher immergé ! Le bas de ligne en fluorocarbone 0.40 mm n’a pas résisté. Ce poisson devait dépasser 70 cm, je l’avais ferré à 5 m de moi et je l’ai combattu plusieurs minutes avant qu’il ne tente un dernier rush très puissant. Avec les reflets des vagues je n’ai pas réussi à discerner les roches immergées ! Une baignade avec masque et tuba m’a permis d’aller voir ce qu’il y avait sous l’eau. Evidemment le poisson connaissait parfaitement les lieux et avait dû passer au milieu des rochers recouverts de coquillages et de coraux.

En quelques mots :

Cet ensemble est vraiment adapté à la pêche en eau salée comme en eau douce et les performances de la canne sont en adéquation avec celle du moulinet. La Recon bénéficie d’une action de pointe qui permet d’être rapidement à la bonne distance et d’être précis même avec des mouches lestées ou volumineuses. La réserve de puissance et la progressivité du blank accompagnent parfaitement les lancers à longue distance. L’Hydros SL est un moulinet plein de ressource. Il ne failli pas durant les combats à rebondissement ! Entre sa qualité de freinage et sa capacité de récupération très appréciable, c’est un vrai allié pour tenir les poissons vifs et puissants.

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Pour un budget équivalent à celui d’une Helios 2, l’ensemble Recon + Hydros SL permet de s’équiper d’une très bonne canne « made in USA » et d’un moulinet aux performances incroyables pour son prix. Les tests réalisés par Orvis démontrent que des modèles plus onéreux de grandes firmes américaines ne parviennent pas à égaler l’Hydros SL. Pour avoir pêché avec plusieurs marques de moulinets je suis bluffé par ce moulinet Orvis.

Je n’ai pas trouvé de défaut particulier à la canne si ce n’est l’absence d’accroche mouche sur la canne, mais cela ne m’a pas empêché de trouver d’autres endroits pour placer ma mouche en attendant de pêcher. Certains peuvent trouver que le moulinet soit un peu lourd, mais une fois en action de pêche, on s’aperçoit que la canne est bien équilibrée ce qui peut faciliter les lancers.

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Voici une petite palometa (cousine du permit) prise récemment entre des bateaux. Cyril a été séduit et a franchi le cap ! Il s’est équipé du même ensemble pour ses sorties en Guadeloupe. Je lui souhaite de prendre de gros bonefishs, des snooks, des tarpons et des permits ! Vous pouvez retrouver ses exploits sur Facebook Team Karu Carna.

A très bientôt pour un autre article et bonnes fêtes à tous !

Florian

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Mission 1er bonefish en Guadeloupe

Prendre mon premier bonefish à la mouche, cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête ! Alors lorsque ma copine m’a proposé de partir en Guadeloupe, je n’ai pas manqué de me renseigner un peu sur ce qu’il fallait avoir dans les bagages pour tenter de ferrer un beau poisson durant le séjour.

Mon ami Louis-Jean m’avait dit qu’en Guadeloupe il n’y avait pas de grosses densités de bone mais que globalement ils étaient de belle taille. Au fil des discussions et après avoir évoqué les différentes possibilités de pêche il semblait judicieux de partir avec une canne polyvalente suffisamment puissante pour lancer dans le vent et combattre des poissons puissants. Snooks, tarpons et bonefishs peuplent les eaux de la mer des Caraïbes et il n’est pas si rare de les croiser à proximité des ports ou des palétuviers. Même de gros permits fréquentent les eaux guadeloupéennes…

J’ai donc choisi de m’équiper d’une RECON 9′ soie 9 en 4 brins. Je l’avais essayé lors du meeting Orvis 2015 et cette canne me semblait parfaite pour pêcher de manière polyvalente des carnassiers d’eau douce comme de beaux poissons d’eau salée. Comme moulinet, le nouveau moulinet Hydros SL IV était tout indiqué compte tenu de ses qualités de freinage et de sa vitesse de récupération. Pour la soie, je possède une WF9 Scientifique Angler BFT qui s’avère parfaitement adaptée à la Recon, j’ai également opté pour une soie Hydros Clear Sink Tip WF9 pour tenter de prendre un snook.

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Après quelques bonnes séances de montage et des échanges avec mes amis qui connaissent les spots je prépare le matériel. Une boîte bien remplie de crevettes et autres friandises à bonefish dans le sling pack et de quoi faire de bons bas de ligne, une pince et mon bagage pêche est prêt.

Le rendez-vous était pris, Florian et Cyril me rejoignent à la marina de Gosier pour faire une sortie à la recherche des bonefishs et d’autres poissons si possible. Ma copine est installée avec nous dans le bateau et nous voilà partis. Florian navigue jusqu’à l’un de ses spots de prédilection en m’annonçant que nous allions à l’essentiel !

Après plusieurs minutes de bateau, nous ralentissons à proximité d’un îlet. Florian annonce à Cyril qu’il voit déjà les nageoires des poissons. J’ai beau scruter les vagues et chercher le moindre indice de présence d’un poisson, je ne vois rien. Décidément les pêcheurs locaux ont affûté leur acuité  visuel au point de détecter le moindre sillon, la moindre pointe de nageoire ou le reflet pouvant trahir la présence d’un bonefish. Le bateau est arrêté sur un haut fond à proximité un herbier de plusieurs dizaines de mètres. Nous descendons en prenant soin de rester discrets.image

La canne dans la main droite, la mouche dans la main gauche, je suis attentivement les conseils de Cyril et Florian qui distinguent un school de plusieurs poissons à portée de soie. Je lance dans la direction indiquée et Cyril me dit « laisse descendre ta mouche et prépare toi à stripper doucement. » J’exécute les consignes et je relance un peu plus loin. Ma mouche tombe dans le school, instantanément plusieurs poissons partent à toute vitesse, mais nous continuons. Un autre lancer et là je sens une touche, immédiatement je ferre avec la main gauche et plus rien… « Il ne faut pas ferrer à la touche ! » m’explique Florian, « Tu dois lui laisser le temps de bien prendre la mouche en bouche, et tu lèves la canne. »

flo et combat

Je relance toujours dans la même zone, ma mouche descend et je commence à stripper lentement. Je sens un toc, j’attends et je ferre. « Tu l’as ! » s’exclament Cyril et Flo. A partir du ferrage, le moulinet Hydros SL se vide à une vitesse folle et je ne peux pas toucher à la manivelle ! Je resserre légèrement le frein et le poisson interrompt son rush à environ 60 m de nous. C’est le moment que je choisis pour commencer à le travailler au moulinet. La canne plie bien et le bonefish change de direction. Ce qui me surprend, c’est le « mou » ressenti dans la ligne à cet instant. Pas de problème, le poisson est encore là et il repart dans un rush plus court. Je commence à prendre l’avantage et le poisson fini par se rendre. Me voilà enfin avec mon premier bonefish entre les mains !

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Merci encore à Florian Pasquier et à Cyril Lubeth pour ce très bon moment de pêche et ces images fabuleuses. Merci à ma chérie qui a bien voulu nous accompagner et qui a pu prendre de jolies photos.

 

 

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