Chaussures Pro boot : Orvis et Michelin font la paire !

« Alors ces chaussures de pêche elles tiennent la route ? »

Voilà la question que me posent certains pêcheurs non pas sans humour. Je pourrai facilement répondre « oui très bien, mais c’est dans les rivières que je les préfère ». Soyons sérieux, les chaussures de wading PRO Boot sont faites pour les pêcheurs exigeants qui ne ménagent pas leurs efforts quand ils sont à la pêche.

Une collaboration audacieuse entre deux marques prestigieuses c’est la promesse d’un équipement performant, qu’en est-il vraiment ?

Sur la plupart des supports de communication, Orvis et Michelin affichent 285 années d’expérience cumulée. C’est un argument de poids qui résume bien tout le chemin parcouru par ces deux marques pour se hisser parmi les leaders dans chacun de leur domaine de prédilection. Orvis a travaillé sur la conception de ces chaussures en privilégiant le confort et la résistance, Michelin a déployé son savoir-faire pour créer une semelle dont l’adhérence doit être la plus performante possible sur des substrats variés et humides.

Comme pour tous ses produits, Orvis a innové en utilisant des techniques de fabrications inédites dans le milieu de la pêche. Les concepteurs de ces chaussures ont su allier les techniques modernes de fabrication avec des matériaux résistants aux contraintes de la pêche en wading. Le design affiche un style très moderne cohérent avec la technicité mise en œuvre pour que ces chaussures soient légères et fiables.

Un jeu d’assemblage innovant :

Quand d’autres marques conçoivent des chaussures avec des coutures triples, Orvis prend le parti de réduire leur nombre en façonnant les chaussures à base de pièces préformées. Cette technique peut sembler légère au premier abord mais en réalité, nous avons souvent constaté que les chaussures de wading s’usaient généralement au niveau des coutures. Avec une structure spécifiquement développée pour cette chaussure, Orvis a donc le moyen d’éliminer des points d’usure qui peuvent rapidement apparaitre sur des chaussures parfois très haut de gamme.

Et les semelles Michelin dans tout ça ?

Voilà bientôt 3 mois que je possède les chaussures de wading Orvis Pro Boot et elles m’ont accompagnées sur différents terrains, dans différentes rivières. Si pour les pneus de voiture Michelin fait de très nombreux adeptes, en matière de semelles de chaussures de wading personne ne connaissait la marque française il y a quelques mois de cela. Alors même si mon côté chauvin me rendait fier de voir une « French Touch » sur des chaussures Orvis, j’espérais ne pas me retrouver en difficulté dans le premier courant que j’allais traverser !

Je précise que pour point de comparaison, j’ai trainé mes chaussures Access Vibram dans de nombreuses rivières pendant quatre ans… Vibram et Orvis ont développé des semelles dont l’adhérence est déjà très polyvalente. Orvis et Michelin sont allés au-delà des performances des semelles Vibram. La marque Orvis revendique une accroche supérieure de 43% comparativement sur sol mouillé à des semelles en gomme concurrentes. En tant que pêcheur, je ne suis pas à même d’évaluer le pourcentage exact de différence d’adhésion sans outil de mesure mais j’ai bien ressenti une différence en me rendant sur des parcours que j’arpente habituellement avec prudence. L’accroche est meilleure et je me suis senti en sécurité.

L’ajout de crampons Posigrip est possible grâce aux emplacements préformés sous les chaussures. Si vous désirez bénéficier d’un grip supplémentaire, c’est un plus indéniable.

Et par rapport au feutre, l’accroche est meilleure ?

Cette question, beaucoup d’entre vous doivent se la poser. D’abord, comparons ce qui est comparable. Le feutre et la gomme sont des matériaux très différents au regard de leurs structures. Nous comparons rarement la laine et le néoprène. Ces deux matériaux ont de très bonnes capacités thermiques mais ils sont différents ce qui induit des avantages et des inconvénients. Entre le feutre et la gomme, l’adhérence est naturellement différente mais à la différence du feutre, la gomme est façonnable et sa texture peut également être modelée en fonction de l’application. C’est bien là que le savoir-faire de Michelin devient un sacré avantage. En jouant sur la texture de la gomme et sur les reliefs des crampons, les concepteurs des semelles de chaussures de wading PRO ont trouvé une recette gagnante sur la plupart des substrats.

Objectivement, le feutre adhère très bien lorsque des substrats lisses sont recouverts d’un film biologique mais en réalité, les crampons des semelles en gomme combinés à des crampons en tungstène offrent une adhérence plus polyvalente. La gomme ne parviendra peut-être jamais à détrôner le feutre dans certains cas mais par rapport aux défauts du feutre, je préfère glisser un peu plus dans quelques cas et accrocher correctement sur tous les sols que de ne pas glisser sur des galets mais finir à plat ventre en montant sur la berge !

Être bien dans ses « pompes » :

Côté confort, les PRO Boots se hissent parmi les meilleures chaussures que j’ai pu utiliser. Pesant environ 710 g chacune en pointure 43 (Taille 10), ces chaussures demeurent légères même lorsqu’elles sont mouillées. Dans la mesure où les matériaux utilisés s’imprègnent peu de l’eau, les PRO Boots évacuent très vite l’eau ce qui évite d’avoir l’impression d’avoir des « enclumes » à chaque pied ! Le chaussage est facilité par une ouverture large et une anse facile à prendre en main à l’arrière de la chaussure. Le système de laçage est performant à condition de bien prendre soin d’ajuster le serrage des lacets avant de les nouer. La semelle intermédiaire en mousse EVA et l’intérieur molletonné de la chaussure rendent le port de ces chaussures très agréable même sur des terrains accidentés. L’amorti est très bon ce qui permet de marcher de la même manière qu’avec des chaussures de randonnée.

Aparté au sujet du feutre :

Comme de plus en plus de pêcheurs qui pratiquent le wading, je privilégie de plus en plus l’utilisation de chaussures sans semelles en feutre. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Le feutre est potentiellement vecteur d’organismes invasifs qui à terme peuvent avoir un effet dévastateur sur les milieux aquatiques. Certaines destinations de pêche interdisent à juste titre les chaussures à semelles en feutre pour limiter les risques biologiques.
  • Les semelles en feutre sont composées de fibres de plastiques très fines qui polluent au fur et à mesure que les semelles s’usent. On parle des microplastiques qui intègrent la chaine alimentaire en finissant dans nos estomacs.
  • Les semelles EN feutre s’usent plus rapidement que la gomme et n’adhèrent pas correctement sur les berges ou l’herbe humides ou dans la boue. On peut toujours mettre des crampons métalliques et remplacer régulièrement les semelles en feutre, cela constitue un coût ce qui s’avère souvent moins économique que la semelle en gomme.
  • Le feutre met longtemps à sécher contrairement à la gomme ce qui favorise le développement des moisissures sur les chaussures et le développement d’odeurs désagréables.

Sur cette dernière parenthèse de pêcheur « éco-responsable » j’espère que cette présentation est assez complète pour répondre à toutes vos questions.

Merci de m’avoir lu !

Florian

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