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Vidéo : une année de pêche à la mouche

Un an déjà…

Voici un an que j’ai le privilège de faire partie des ambassadeurs de la marque Orvis.
Je ne regrette en rien car autant l’esprit d’équipe que le matériel utilisé me satisfont en tous points.

Une vidéo rétrospective

J’ai déjà pu utiliser une partie de la gamme Orvis lors de mes sorties de pêche à la mouche entre France et Espagne.
Que ce soit les beaux lingots d’or des gaves dans les Pyrénées-Atlantiques ou les belles fario méditerranéennes des rios espagnols, j’ai pris du plaisir à pêcher la truite avec le matériel de la marque.
J’ai capturé bon nombre de truites aussi bien en montagne qu’en plaine. Et je peux dire que le matériel a été à la hauteur et même parfois au delà de mes espérances.

Donc voici pour vous un petit film qui retranscrit le territoire hydrographique que j’arpente seul, accompagné ou avec mes clients. Ainsi que quelques-unes des plus belles captures réalisées avec mon équipement Orvis.

J’ai à ce jour pêcher essentiellement avec deux ensembles canne + moulinet :
– L’Hélios 2 Covert 9′ #5 couplée avec le moulinet Hydros sl2
– La Recon 9′ #5 couplée avec le moulinet Hydros sl2

Les images :

Au plaisir pour un prochain article !

Lionel ARMAND
Moniteur-guide de pêche dans les Pyrénées

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truite des gaves prise avec la covert 9 pieds soie de 5

La Covert, une canne à mouche dont on tombe facilement amoureux !

Voilà une saison que je pêche la truite à la mouche avec cette nouvelle canne, la Covert 9′ soie de 5 et pour tout dire je suis fier et heureux de pouvoir pêcher avec cette canne tant elle répond précisément à mes attentes, pourtant exigeantes !

La Covert, une Hélios 2 bien différente…

Pour vous présenter la Covert, si vous en avez jamais entendu parler, c’est une canne manufacturée en série limitée (comme son autre modèle en 9′ soie de 8). Elle a été réalisée à partir du même blank que la célèbre Hélios 2 Tip Flex.

Bien sûr, il y a de fortes différences entre les deux cannes malgré l’usage du même fuseau en carbone. Pour ma part, je recherchai une canne plus rapide que la Hélios 2 sans être une véritable et pure action de pointe.  Et on retrouve dans cette canne une puissance impressionnante terminée par une extrémité qui joue la douceur au posé.

Mon utilisation sur les grands gaves des Pyrénées nécessite ce type d’action pour contrer les rushs brutaux des belles fario. Mais aussi pour pêcher court et précis lors des pêches à vue à l’arbalète ou par simple fouetté sous les frondaisons.

beau combat avec une truite des gaves durant le printemps

J’adore ce compromis entre force et douceur que je n’ai pas souvent rencontré depuis mes débuts dans la pêche à la mouche il y a maintenant 25 ans.

Aucun problème pour lancer à plus de 10 mètres avec une maîtrise dans la précision bluffante. Et aucun décrochage suspect lors des combats, souvent traduits par des cannes aux carbones sujets aux oscillations parasites. Rien de tout cela avec elle ! Si vous piquez un poisson et que vous ne faîtes pas d’erreur lors du combat, y a fort à parier que le poisson se retrouve dans l’épuisette ! Et même plus rapidement que vous ne l’espériez !

Test de résistance

Déjà bluffé par la facilité avec laquelle je pouvais tenir les beaux poissons de plus de 50 centimètres dans le jus des gaves en période de hautes eaux ou de fonte des neiges, j’ai pu vérifier sa résistance et sa puissance sur un beau poisson estimé à 80 centimètres voir plus.

belle_fario_mouche_catalogne_lionel_armand_canne_covert_orvis

Pas de chance, celui-ci trop gros pour mon épuisette et impossible à échouer, sera rentré dans mon filet jusqu’au corps pour en ressortir trouvant qu’il y serait trop à l’étroit et fini par se décrocher sur un dernier coup de caudale… Un combat sensationnel et une épreuve que ma canne a relevé sans sourciller, bien que tordue comme jamais. Elle a réussi à mettre ce poisson à plat en moins de 20 minutes, impressionnant !

Sobriété et élégance !

Particularité fort recherchée lors des pêches d’approche, sa discrétion est un atout incontestable. Rien ne brille sur cette canne !
Montée sur un carbone noir recouvert d’une seule couche de vernis époxy (contre 3 pour la Hélios 2), elle se fond facilement dans l’environnement et ne réfléchit pas le soleil.

attente_gobages_canne_covert_orvis

Ses inscriptions sont écrites en léger relief et cherchent à préserver la discrétion. Tout comme le porte moulinet et les anneaux serpentiformes en titane incassables, eux aussi teintés en noir.

Accompagnée d’une finition impeccable et d’une poignée tulipe avec une qualité de liège supérieur, cette canne est immanquablement une réussite par son look et sa furtivité !
Même son tube aluminium et sa house sont tout de noir vêtus !

Caractéristiques en pêche

Accompagné d’une soie à fuseau décentré wf, pour ma part la soie orvis HD Trout monté sur mon moulinet Hydros SL, et d’un bas de ligne rapide long de deux fois la canne, aucun problème pour pêcher court comme long.

Le Tip Flex de la canne fait ici tout le boulot. Une simple impulsion vers l’avant et la canne prend le relais et serre la boucle sans forcer. Vraiment un pied total que de se concentrer uniquement sur le poisson et son activité !

Outre son côté fantôme, elle se fait oublier aussi par son poids, à peine 70 grammes.

truite_fario_prise_canne_covert_orvis

Conclusion :

Un amour de canne cette Covert ! Une canne au dessus du lot pensée dans ses moindres détails et qui pour sûr est vouée à un bel avenir ! J’ai pour ainsi dire eu deux coups de cœur à ce jour dans les cannes de ce gabarit et elle en fait partie. Légèreté, précision, discrétion, lookée, bref un régal !

Donc, si vous recherchez une canne haut de gamme sur laquelle vous pouvez compter et avec laquelle vous cherchez à vivre de belles aventures durant quelques saisons de pêche, vous pouvez y aller les yeux fermés ! Et si vous hésitez, le mieux c’est de l’essayer et vous m’en direz des nouvelles…

truite_gaves_mouche_seche_canne_covert_orvis

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Lionel ARMAND
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Retour d’impressions sur mon nouvel équipement Orvis pour pêcher à la mouche

Depuis mon arrivée au sein du Team Orvis France en fin d’été, je suis équipé d’un nouveau matériel mouche avec lequel je pêche maintenant depuis quelques semaines.

logo orvis france

Comme lors de toute nouvelle rencontre, il faut faire connaissance pour se découvrir et se comprendre, c’est ce qui permet de définir une certaine forme d’appréciation, et dans ce cas, voir les possibilités de compatibilité entre le pratiquant et les outils mis à ma disposition et que compose mon ensemble de pêche à la mouche. Quels seront mes ressentis ? Les caractéristiques et atouts de chaque élément de ma panoplie ? Mais aussi peut-être ce qui m’aura plu un peu moins (car je ne pratique pas la langue de bois). Un retour d’impressions en test grandeur nature en quelque sorte…

Mais pour cela il faut d’abord pêcher, pêcher et pêcher. C’est ce que je me suis efforcé à faire lors de mes sorties pêche suivantes auprès des truites et autres espèces rencontrées, entre rivières françaises et espagnoles.

Je vous décris ma panoplie du moment, un matériel assez passe partout mais malgré tout choisi avec l’exigence de répondre efficacement face aux combats de beaux poissons que je recherche majoritairement :

ensemble pêche mouche orvis

Maintenant, passage en revue de chaque élément de mon ensemble après les avoir scrutés et soumis au test :

Canne RECON 9’ #5 – 4 :

Au premier regard, la canne est sobre avec un coloris vert sombre et un porte moulinet noir nickelé qui répondent parfaitement à la discrétion exigée lors de la traque de belles truites. Le montage est soigné sans défaut apparent ce qui rassure sur le sérieux de la conception d’origine américaine.
Livrée avec une house compartimentée en tissu et un tube de protection moderne, métallisé et sérigraphié, l’ensemble sait se mettre en valeur et met tout de suite en confiance.

Cette 4 brins répond au pêcheur moderne qui ne veut plus s’encombrer, la canne s’oublie vite une fois repliée et rangée dans son tube.
La canne emboîtée, on est vite surpris par sa légèreté. Annoncée à 75 grammes ce modèle fait partie des plus légères du marché.

Après quelques mouvements de fouet dans l’espace, le fleuret répond comme annoncé et montre un point d’appui assez haut en canne avec un retour immédiat dans l’axe. La rapidité est confirmée sans ressembler à une canne trop raide ou trop puissante.

Pour le test pratique, il faudra gagner la rivière, la suite des impressions à retrouver un plus bas dans cet article.
Dernier point non négligeable, cette canne est garantie 25 ans.

la canne orvis recon et une belle truite
la canne Orvis Recon et une belle truite prise en sèche

Moulinet HYDROS SL 2 :

Véritable Large Arbor et d’un look sympa, ce moulinet que je ne connaissais pas m’a beaucoup plu à sa découverte. Son bâti largement ajouré en aluminium rassure et son coloris gris nickelé reste suffisamment mat pour éviter tout reflet intempestif un jour de grande lumière. La bobine se retire facilement grâce à son clip et se remboîte tout aussi facilement. Je constate que le frein est bien gardé dans une cage et après prise d’information sur la boîte d’emballage, bonne surprise, ce moulinet est conçu pour résister à l’eau de mer. Une bonne nouvelle pour moi qui cherche des mécaniques infaillibles et qui laisse souvent traîner mon moulinet dans l’eau lors des prises de photos de mes captures. Un très bon point !
Autre test, la rotation de la bobine est super fluide. Et le frein multi-disques semble bien étagé. À priori, je tiens là un excellent moulinet, reste à l’équiper de backing et de la soie Hydros pour aller voir ce qu’il a dans la ventre et confirmer mes premières impressions.

Atout supplémentaire, ce moulinet a été pensé pour servir aux droitiers comme aux gauchers.
Seul bémol, je le le trouve un poil lourd pour sa taille. En effet ce moulinet affiche un poids de 159 grammes ce qui change un peu mes habitudes avec des modèle un peu plus légers. Mais ceci n’est qu’une question d’habitude, si l’Hydros SL il donne une entière satisfaction, son poids est un détail qui sera vite oublié…

zoom sur le moulinet hydros sl2
Un moulinet qui régale !

Soie HYDROS HD TROUT :

Cette soie « made in USA » est profilée en Weight Foward (poids vers l’avant) et terminée par une boucle soudée pour faciliter le raccord du bas de ligne. Bicolore, sa partie avant est discrète de couleur vert saule quand sa partie « running » est orange. Au toucher, on sent bien que la soie a été imprégnée d’un additif pour performer niveau glisse. Signe distinctif de la marque, la désignation de la soie est indiquée par incrustation sur la partie terminale et rend confortable l’identification du modèle en question. Je l’ai choisi en numéro 5 pour être conforme avec la puissance de la canne.
À priori, une soie qui devrait bien s’associer avec le reste de l’ensemble…

Passons aux choses sérieuses :

Après avoir garni le moulinet d’une sous-couche faisant office de réserve (backing en 20 lbs de résistance) d’environ une trentaine de mètres, j’y raccorde la soie et monte mon ensemble pour opérer une première sortie sur le Gave d’Oloron.
L’ensemble est plutôt bien équilibré même si quelques grammes en moins au niveau du moulinet aurait rendu la chose parfaite. Mais bon, passons, là n’est pas l’essentiel et reste une question d’habitude.

Premiers lancers, la canne se charge ultra vite, je suis impressionné de la réaction de l’ensemble !! Aucun effort et ça part ! La distance de posé à une dizaine de mètres s’atteint sans réfléchir ! Super !
Voyons à courte distance maintenant, mon bas de ligne étant souvent confectionné aux alentours de 5 mètres, je sors de mon anneau de pointe une longueur de soie en longueur de canne et tente de déplier avec précision mon bas de ligne progressif sous les frondaisons. Tout se passe comme je l’espérais, canne – soie – bas de ligne ne forment qu’un et suivent précisément le mouvement rectiligne de mon lancer linéaire. Cela est encourageant et me pousse à immédiatement partir à la recherche d’un valeureux adversaire…

Ah oui, il faut que je vous dise quand même, la soie est micro alvéolée ou texturée, ce qui engendre un léger bruit lors de la glisse de la soie dans les anneaux au début, mais après quelques heures de pêche ce bruit s’adoucit comme si la soie était rodée et on n’y prête plus attention.

Après l’avoir cherché, je trouve enfin ce valeureux adversaire repéré non sur gobage mais grâce à mes polarisantes et au scan sous la surface qu’elles me permettent d’exercer. Les fonds de la rivière et les formes de vie éventuellement présentes se révèlent. Avec un peu d’habitude je parvient à distinguer des poissons que je peux attaquer  en nymphe à vue, ce qui en l’absence de gobages me permet bien souvent de réaliser l’essentiel des captures.

Une belle truite est positionnée dans une veine d’eau entre deux blocs et « nymphe » à tout va. Sa proximité à la surface vaut de l’essayer avec mon cul de canard déjà noué sur ma pointe. Un passage puis un deuxième sans intérêt, pas besoin d’insister, il faut lui servir le menu à sa table.
Une petite nymphe en faisan lestée en sous corps devrait faire l’affaire. Vite montée elle part rejoindre la bonne veine dans l’attente de la réaction de la truite. Un léger écart couplé d’un mouvement de mâchoire et il semble que l’offrande lui ait plu… Ferrage en suivant et le poisson se retrouve pendu. Comme souvent, le démarrage au large est fulgurant et met à défi le frein du moulinet. Ben là, que dire, sauf que le moulinet s’est dévidé sans souci, sans bruit et sans point dur au démarrage. Une fluidité rare et très appréciable. Couplé à un frein micrométrique, j’ai été « espanté » par son niveau de performance. En quelques secondes j’ai compris que lui et moi on ferait un bout de chemin ensemble…
Quand au travail de la canne, ce poisson d’environ 45 centimètres n’aura pas pu résisté bien longtemps au nerf de la canne et à l’effet du frein combinés.

Mon nouvel équipement orvis mis au défi
Mon nouvel équipement Orvis mis au défi sur le gave d’Oloron

Reste à confirmer avec des niveaux d’eau printaniers et des poissons au moins aussi beaux, mais pour ça rendez-vous en 2017…
J’aurai quand même pu me confronter à des poissons plus gros ou plus puissants, l’ensemble sera venu à bout de barbeaux, truites arc-en-ciel et fario approchant les 60 centimètres dans des débits d’étiage. Et j’aurai eu le dessus la plupart du temps (pas toujours, je l’accorde, avec les barbeaux…)

grosse-fario-et-materiel

combat et courbure de la canne à mouche
Bonne flexion de la canne sur une belle fario qui m’aura fait remonter la rivière…

Au final :
Donc validation faîte pour cet ensemble qui s’associe bien et vendu dans une gamme de prix très raisonnable.

Mes dernières impressions après un peu plus de sorties entre torrents, gaves et rios espagnols sont les suivantes :

J’ai littéralement craqué pour le moulinet Hydros SL.

J’ai aussi pu apprécier la polyvalence de la canner Recon qui permet de pêcher aussi bien court que long. Tant en sèche, qu’en nymphe lourde ou légère. Sa bonne tenue des jolis poissons au moins jusqu’à 50 centimètres, pas d’effets vibratoires indésirables lors des lancers, une réduction notable des faux lancers grâce à sa bonne association avec la soie dont la glisse dans les anneaux est parfaite.

La soie Hydros HD TROUT permet une mise en charge rapide de la canne et peut être même qu’une numéro 4 suffirait pour trouver une association encore plus juste. Sinon, rien à dire au niveau flottaison…

Voilà en quelques lignes mon jugement et mes impressions sur un ensemble mouche jugé performant.
J’espère que cet article pourra vous aider à y voir plus clair si vous recherchez des retours d’expérience sur ces produits.

À bientôt.

Lionel ARMAND
Moniteur-guide de pêche dans les Pyrénées

Ci-après, quelques captures réalisées avec :
relache-arc

petite-fario-de-montagne

peche-de-torrent

grosse-arc-et-materiel

masta-fario

joli-ombre-de-laude

belle-fario-despagne

fario-du-gave-et-materiel

barbeau-et-materiel

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