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Helios 3D 9’ soie 5 : testée sur la Delaware River.

Helios 3D pour Distance, depuis le bassin de lancer du salon international IFTD aux courants de la rivière Delaware, l’Helios 3D 9’ soie 5 n’a pas cessé de nous surprendre ! L’action inédite de cette nouvelle canne Orvis accroît l’efficacité des lancers à n’importe quelle distance…

En juillet 2017, Thibault et moi avons eu la possibilité de vivre quelques jours en immersion dans l’univers pêche outre-atlantique. C’est à l’occasion de l’IFTD 2017 (célèbre salon international de pêche à la mouche) que nous avons découvert les nouvelles cannes Orvis Helios 3. Pour l’occasion, le stand Orvis était dominé par une très grande affiche avec le message « ACCURATE FROM ANYWH3RE ». Richard était fier de nous accompagner au bord du bassin de lancer avec deux Helios 3 à la main.

Montée avec une soie Hydros HD Trout WF5 et un moulinet Mirage US II, l’Helios 3D 9’ soie 5 démontre immédiatement ses aptitudes à accélérer la soie sans effort. Cette impression de facilité est accompagnée d’une tenue de soie en l’air impeccable. Quand la canne est chargée, il suffit de laisser la soie partir entre chaque faux lancer pour que l’Helios 3D exprime sa puissance. Difficile de résister à l’envie de traverser le bassin de plus de 25 m de longueur ! Il est vrai que ce n’est pas ce qu’on demande en priorité à une canne de pêche en rivière mais cela reste un vrai plaisir de pouvoir shooter loin avec une 9’ soie 5. Les grandes rivières réservent parfois de jolis coups de ligne à condition de pouvoir atteindre les poissons et pour pêcher en lac d’altitude c’est parfait.

Qu’en est-il de la précision dans tout ça ? Le slogan qui accompagne la gamme Helios 3 « Accurate from anywhere » peut être traduit par « La précision n’importe où ». A 5m comme à 20m, l’Helios 3D 9’ soie 5 permet d’accomplir des lancers d’une précision diabolique. Alors même si la qualité du lanceur reste le paramètre majeur qui conditionne la réussite d’un poser précis, l’Helios 3 est la canne la plus directive que j’ai eu en main. La sensation de contrôle qu’elle procure est d’autant plus intéressante lorsqu’il s’agit de réaliser des lancers spéciaux comme les posers décalés ou courbes.

Cette précision et cette facilité de contrôle proviennent bien des propriétés du blank. Comme expliqué dans l’article de présentation de la gamme Helios 3, les vibrations parasites sont quasiment éliminées. La trajectoire de la soie est donc parfaitement contrôlée et l’énergie passe de la canne vers le bas de ligne avec un minimum de perte. La mouche arrive sur l’eau avec un niveau de précision quasi chirurgical.

Et en action de pêche ça donne quoi ?

L’équipe d’Orvis et le centre West Branch Anglers nous avaient réservé une journée de pêche sur la rivière Delaware pour un test de l’Helios 3D 9’ soie 5 en conditions réelles. Thibault et moi aurons l’occasion d’écrire un article sur cette superbe journée sur la Delaware mais je peux déjà vous donner mes impressions. Cette canne n’a pour limites que celles du pêcheur. Certes il faut disposer d’un bas de ligne polyvalent et d’une bonne soie mais j’ai eu plaisir à pêcher avec cette canne de différentes manières, à courte, à moyenne et même à longue distance…

En attendant de partir pêcher en drift boat, nous disposions d’une bonne heure pour pêcher librement mais les poissons ne gobaient pas encore. Le grand courant en face des chalets du West Branch Angler est large et sa profondeur n’excédait pas 1,5 m dans ce qui s’avérait idéal pour tenter de pêcher en nymphe au fil ou en tandem sèche/nymphe. Nous avons donc opté pour des techniques de prospection dans l’espoir de ferrer quelques truites.

Avec un bas de ligne progressif long de 4,5 m et une pointe avec potence (6 m de bas de ligne au total), je n’ai pas peiné pour propulser une petite nymphe sur h16 avec un tabanas comme indicateur en réalisant des posers légèrement en cloche pour que la nymphe s’immerge librement. C’est en peignant le courant méthodiquement qu’une belle fario s’est saisie de ma nymphe. Si tôt le tabanas immergé, j’ai ferré et le poisson est immédiatement sorti de l’eau !

Les truites américaines aiment faire le « show » et ce poisson de près de 45 cm n’as pas manqué de démarrer vers l’aval en faisant chanter le frein du Mirage. Avec une pointe en 0.13 mm, j’étais serein et l’Helios 3 a parfaitement encaissé le ferrage, les rushs et les coups de têtes. A aucun moment j’ai eu le sentiment de ne pas garder le contrôle. Une belle entrée en matière !

A 11h30, nous étions au rendez-vous pour partir à bord du drift boat avec un guide et un membre de l’équipe Orvis. Bill et moi embarquons avec John Miller qui guide sur la Delaware et connaît parfaitement la rivière.

Bill en action avec l’Helios 3D 9′ soie 5

Nous n’avions pas fait 100 m sur la rivière que John nous positionne en silence en face d’une berge où quelques jolis poissons étaient en poste et gobaient de très petites olives. Inutile de vouloir tenter un lancer avec une mouche de taille supérieure à un hameçon n°20… John m’a tendu la main pour que je noue une émergente d’olive en CDC sur hameçon courbe n°26.

Petit aperçu de modèles intéressants pour la Delawader en juillet, prévoyez des mouches sur hameçon n°26 à 16 (cette série est montée sur hameçon n°20 et 18)

J’ai donc noué cette mouche au bout d’une pointe de 2,5 m en 0.11 mm.  Compte tenu de la taille moyenne des truites et de leur combativité, je joue sur l’élasticité du fil pour compenser la finesse du bas de ligne. N’ayant pas encore vraiment l’habitude de la canne, je sais que je dois rester zen au moment de ferrer.

Notre bateau est à une quinzaine de mètres des premiers gobages. En quelques faux lancers je parviens à réaliser un beau poser 1 m en amont d’un gobage régulier. Le poisson ne monte pas et je décide d’attendre un nouveau gobage avant de relancer pour aligner mon lancer avec plus de précision. La seconde dérive était pile dans l’axe du poisson qui a finalement succombé à cette petite olive. Dans un geste ample, j’ai pris contact avec le poisson et le combat s’est engagé en douceur. Une belle fario est au bout et elle combat en force. Elle prend quelques mètres de soie avant de revenir vers le bateau où John l’attend avec son épuisette. Après un dernier rush, cette truite se rend et repart immédiatement à l’eau.

John Miller ne rate jamais son coup !

Bill tente sa chance à plusieurs reprises et fini par manquer un poisson au ferrage. Il me dit de relancer à proximité d’un rocher où un poisson gobe tranquillement toute les minutes. Encore ému par ma première prise en Drift Boat, je tente ma chance. L’exercice n’est pas si simple, le poisson est à plus de quinze mètres, l’eau est calme et les insectes peu nombreux. Il ne faut surtout pas alerter ces poissons qui connaissent parfaitement la musique. Chaque jour des dizaines de pêcheurs lancent toutes sortes de mouches sur la Delaware. Concentré et confiant, je parviens à lancer ma mouche à la bonne distance et à la poser en douceur sur l’eau. La dérive est belle… bingo ! Un peu surpris par ce gobage légèrement plus en amont que le précédent, je ferre avec un léger retard mais le poisson est bien au bout. Ce coup-ci la truite est plus grosse et me livre un combat plus intense avec des rushs assez longs et un passage à proximité de la corde de l’ancre du bateau qui m’a valu une sueur froide ! Heureusement John a attrapé son épuisette et dès la première tentative, le poisson est dans le filet.

Moment de panique : la truite avait pris le virage à la corde !

Par la suite nous avons entamé une dérive pour trouver des spots où les poissons gobaient mais avec un grand soleil et peu d’insectes sur l’eau, nous avons rapidement compris que tenter un coup de nymphe dans les courants pourrait nous permettre de prendre davantage de poissons. John m’a indiqué un courant qui alimente un bras de la rivière où il y aurait quatre jolies truites. Avançant tranquillement vers ce spot, je scrute une zone calme où j’aperçois une truite « dormeuse ». Je lance une petite nymphe au cas où… mais cette truite ne réagit pas. En insistant avec une seconde nymphe le poisson se sauve à toute vitesse ! Je m’avance vers la veine d’eau et à la deuxième dérive en nymphe mon indicateur marque un arrêt. Ferrage, chandelle et me voilà attelé à une truite fario de plus de quarante centimètres qui dévale en force !

John arrive avec son épuisette, fin du combat en deux minutes. Le poisson repart et John me dit « c’était la petite ça ! ». Je me replace le long du courant et je parviens à discerner une zone plus creuse où il peut y avoir une belle truite en poste. Je lance bien en amont, je tends légèrement ma bannière et le fil fluo s’arrête. Immédiatement je ferre et commence à combattre le poisson qui bondit au-dessus de l’eau d’une manière spectaculaire. Je rappelle John en lui disant que c’était plus sérieux et encore une fois le poisson se retrouve au sec après quelques rushs.

Là c’est un poisson qui vaut le coup !
Sur le parcours, nous avons pris quelques poissons de cette taille mais il y a bien plus gros !

John me dit alors « il en reste une plus grosse… ». Je relance un peu plus loin en limite de courant, la touche est franche et voilà qu’une truite encore plus grosse est au bout de ma ligne. Prise sur ma potence un peu fragilisée par les deux combats précédents je fais l’erreur de la brider un peu trop et me fait casser lors d’un démarrage puissant. C’était sans doute une truite fario de plus de 50 cm mais je sais d’où provient cette casse. En 0,12 mm, il est important de refaire régulièrement ses nœuds après des combats solides. Cela me servira de leçon pour une prochaine fois.

Jusqu’au coup du soir, Bill, John et moi prospecterons différents courants avec succès mais dès que le soleil a disparu derrière les montagnes, les lucioles se sont misent à voler le long des berges et le spectacle a commencé. Arrivant sur un très long plat, les gobages deviennent de plus en plus fréquents et John nous place sur le « muddy beat » (à traduire : poste vaseux). C’est l’une des zones préférées de Tom Rosenbauer nous explique Bill. Inaccessible en wading en raison de la profondeur de vase, ce grand lisse est couvert de gobages le soir. John me tend une petite sulfure montée avec une aile en pate de lièvre des neiges « snowshoe hare ». J’attaque les gobages à proximité et le succès est au rendez-vous !

Finalement Bill me passe sa canne Helios 3F 9’ soie 4 montée avec une soie texturée. Cette canne m’a semblé parfaite pour l’exercice. Très agréable pour lancer, je parviens à poser ma mouche tout en douceur sur l’eau et avec une très bonne précision. Alors qu’il faisait quasiment nuit, j’ai réussi un lancer parfait du premier coup en plein axe d’un poisson posté à près de 15 m du bateau. Ne parvenant plus à voir ma petite mouche sur l’eau, je me suis fié à mon instinct et lorsque le poisson a gobé, c’était pour moi ! Plus douce que la 9’ soie 5 3D cette 9’ soie 4 H3F permet de bien mener le combat, Je termine donc ma journée avec encore une très belle truite à l’épuisette et un coup de ligne qui me marque encore.

La journée de pêche se termine, le Drift Boat est remis sur la remorque et John nous ramène au lodge pour retrouver les autres pêcheurs. La branche ouest de la Delaware n’est pas une rivière facile en raison de sa fréquentation, les truites sont magnifiques mais exigeantes. C’était une excellente expérience pour nous et le fait d’avoir pu tester l’Helios 3D à cet endroit nous a permis d’en apprécier les qualités.

Si vous désirez vous rendre sur la côte ouest des Etats-Unis, le centre West Branch Angler n’est qu’à deux heures de New York. N’hésitez pas à vous rendre au magnifique Fly Shop pour acheter les bonnes mouches, un panneau vous indiquera les modèles du moment. Avoir un guide est un vrai plus et si votre budget vous le permet il ne faut pas s’en priver !

Vous pouvez revoir la vidéo que nous avions édité sur le blog : Magnifique journée sur la Delaware.

A bientôt pour un nouvel article.

Florian

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Orvis Recon 10’ soie 3 « canne de pêche en nymphe moderne »

Je profite de la trêve hivernale pour présenter la Recon 10’ soie 3 et partager mon expérience d’utilisateur avec cette canne. J’ai essayé de faire court mais suite à plusieurs questions reçues par messages et par E-mail, j’ai tenté de résumer quelques situations de pêche assez révélatrices des capacités de la Recon pour pratiquer différentes techniques.

Il faut avant tout savoir que cette canne est le fruit de la collaboration de spécialistes américains et européens avec l’équipe de développement de cannes Orvis. Il semblait vraiment important de proposer une canne spécifique à la pratique des techniques européennes de pêche en nymphe.

J’ai la chance de pouvoir essayer des cannes de marques différentes lors des salons, des sorties de pêche avec les amis et en parallèle des compétitions. Il est vrai que les américains ont mis un peu de temps pour développer des cannes spécifiques aux techniques fines de pêche en nymphe. Les leaders dans ce domaine étant européens, il est naturel que les marques européennes aient développé ce genre de cannes plus rapidement mais les temps changent.

Lors du meeting Orvis 2016 sur la Test, nous avions eu le loisir d’essayer le prototype de la Recon 10’ soie 3 qui se révélait très précise et très agréable pour pêcher en nymphe au fil et sous la canne avec des pointes très fines. La version finale est équipée d’un porte moulinet inversé avec un petit talon de combat ce qui améliore l’équilibre de cette canne très légère (seulement 75 g). La prise en main est très agréable, l’équilibre améliore vraiment le confort de pêche lors d’une grosse journée. J’ai d’ailleurs testé cette canne avec différents moulinets Lare Arbor (Orvis Hydros SL II, Mirage II) et avec des modèles semi-automatiques comme le Yoto de JMC (modèle très apprécié par les compétiteurs). Avec un moulinet de 140g à 170g, le point d’équilibre se situe bien dans la poignée de la canne.

La Recon 10’ soie 3 est surnommée « tactical nymphing rod » par les américains et ce n’est pas pour rien ! J’ai utilisé cette canne quasiment toute la saison 2017 lors de mes sorties de pêche en rivière en loisir et en compétition. Des grands courants de la Dordogne aux postes marqués de rivière plus modestes, j’ai eu toute la latitude pour pousser cette canne dans ses retranchements.

Comme je l’ai écrit à travers d’autres articles, je suis adepte des bas de ligne sans nœud pour bien glisser dans les anneaux tout en conservant une conicité qui s’avère très utile pour passer d’une technique à l’autre très rapidement. Je ne reviens pas sur certaines subtilités mais il y a bien des différences entre la pêche en nymphe dite à la française, la pêche à l’espagnole, la pêche à la tchèque ou à la polonaise. Ces différentes techniques de pêche en nymphe ont toutefois un point commun : il faut utiliser des cannes plutôt longues (9’6 à 11’) pour des soies fines (n°0 à n°5) avec des actions précises, sensibles et délicates.

Avec sa longueur de 10’ cette Recon peut recevoir des soies n°1 à n°3 (naturelles ou artificielles). J’ai essayé différentes soies pour pratiquer des techniques variées avec précision. J’affectionne particulièrement une soie naturelle n°2 pour les pêches très fines, mais j’utilise également cette canne avec une soie n°3 synthétique comme la Scientific Angler VPT ou la Hydros HD trout. Les anneaux sont positionnés pour limiter au maximum les effets de « ventre » avec la soie. La ligne se tient bien droite entre chaque anneau ce qui améliore la réactivité au ferrage. Je n’utilise que des bas de ligne de 4,5 m à 6 m de longueur mais ceux qui pratiquent la pêche en nymphe avec plus de 10 m de fil en guise de bas de ligne n’auraient aucun mal à utiliser cette canne qui demeure très précise.

En action de pêche, j’ai pu utiliser cette canne dans des configurations assez différentes et je dois dire que j’ai même osé les extrêmes. Je me suis demandé si cette Recon spéciale nymphe pouvait m’accompagner sur des rivières de 5 à 10 m de largeur où les truites mesurent généralement entre 20 et 30 cm mais aussi dans des rivières à ombre bien plus larges.

En utilisant des nymphes lestées d’une bille en tungstène de 2,5 mm à 3,8 mm, l’action de la canne permet de bien propulser les mouches avec précision. La prise de contact se fait facilement dès que le bas de ligne commence à se tendre. La maîtrise des dérives est facilitée par la longueur même si 10’ dans une grande rivière ce n’est pas si long mais dans la majorité des rivières que je pêche c’est très bien. La sensibilité du scion permet d’animer les nymphes délicatement et de ressentir les reliefs du fond ou les touches ! Il est bien entendu conseillé de visualiser correctement son indicateur pour ferrer très rapidement et ne pas attendre de sentir le poisson au bout de la canne ce qui signifie souvent qu’il est trop tard…

La bonne entrée en matière s’est présentée lorsque Matthias et moi nous sommes retrouvés pour deux journées de pêche au bord de la Dordogne et de la Maronne. Les poissons ne gobaient malheureusement pas autant que nous l’espérions et la seule véritable alternative pour réussir à prendre quelques poissons était de peigner les courants avec une ou deux nymphes en fonction de la profondeur. Aborder la Dordogne avec une canne pour soie n°3 alors que le débit est un tendu, c’est un peu risqué si les grosses truites sont à table mais ça se tente ! Je n’ai pas ferré de monstre lors de cette session, j’ai tout de même pris de jolis poissons jusqu’à 45 cm (ombres et truites).

Ce n’est qu’au coup du soir que j’ai pu tester la Recon pour pêcher en sèche à Beaulieu où les truites gobaient des spents. En l’absence de vent, je n’ai pas peiné à allonger un bas de ligne de 6 m avec une dizaine de mètres de soie. Toutes les cannes spécifiques à la pêche en nymphes ne permettent pas de faire ce genre de chose facilement. Didier Magnan l’écrivait dans un article test de Pêche Mouche et je l’ai constaté par moi-même à plusieurs reprises.

En dehors de l’expérience corrézienne, en 2017 j’ai eu la possibilité de pêcher des rivières du Massif Central et des Pyrénées avec cette canne en loisir et lors du championnat de France 1ère division. J’ai pratiqué la Dore, l’Anse du Nord, l’Adour et l’Arros avec la Recon 10’ soie 3. Globalement la nymphe au fil était très payante sur ces rivières même si la sèche ou la pêche en sèche/nymphe donnaient de bons résultats également. Sur l’Arros j’ai dû pêcher avec la plus grande discrétion pour réussir à prendre des truites en sèche sous une végétation assez dense. Les eaux limpides et la vigilance des truites de cette rivière ne laissaient pas de place à la moindre erreur d’approche et de lancer. La Recon m’a bien aidé à ce jeu-là d’autant plus que je décroche très peu de poissons avec cette canne.

Photo prise par Cedrick Arnault lors d’une manche de D1 Rivière

Pour faire le parallèle avec l’Helios 2 10’ soie 3, je dirais que la Recon 10’ soie 3 est plus douce et plus sensitive pour pratiquer la pêche en nymphe. L’Helios 2 s’avère très polyvalente mais elle n’avait pas été conçue spécifiquement pour une technique en particulier et peut sembler un peu trop puissante pour des pêches très délicates en nymphe. Rassurez-vous mon Helios2 ne reste pas au placard, c’est pour ma part l’une de mes cannes favorites notamment pour pêcher en sèche et en nymphe à vue.

J’espère que cette présentation vous aura permis de mieux cerner cette canne Orvis.

A bientôt pour un prochain article.

Florian

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