Archives mensuelles : juin 2017

DORDOGNE, les beaux jours…

Les beaux jours se sont maintenant bien installés dans la vallée, la Dordogne est bien praticable en  wading et la présence d’insectes multiples offrent la possibilité de toucher quelques beaux poissons en surface.

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A cette saison l’activité de surface dépend souvent des conditions météorologiques  qui  peuvent  favoriser  ou non les éclosions… alors il faut attendre le moment espéré ou tenter des pêches « sous l’eau », ce qui me permet de sortir ma Clearwater Switch pour une pêche en noyée très plaisante sur la Dordogne.

 

 

 

Les 1éres mouches engendrent les 1ers gobages sur la riviére.p1004182  A cette époque, les sulfures font leur apparition, provoquant les gobages bruyants lorsque les poissons prennent les émergentes de ces mouches.

Ces sulfures sont souvent pris au stade émergent.

 

On retrouve également des petits éphémères, des sedges et également des fourmis lors des journées orageuses… Ci-dessous quelques exemples d’imitations bien utiles en cette période:

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   IGNITA

Cul de Canard Naturel

Corps herl de paon jaune insecte

Hameçon 18/16

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   FOURMI

Corps dubbing de lièvre noir

Aile pointe hackles blanc

Colerette hackles noir – Hameçon 18/20

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SEDGE

Corps dubbing naturel de lievre

Aile flanc de cane

Hameçon 14/16

 

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 SPENT

Corps dubbing lièvre rouge

Aile CDC naturel

Hameçon 12/16

 

Si le choix des mouches est primordial à cette saison, le choix du bas de ligne et sa présentation sont souvent décisifs  pour faire bouger les poissons. Un bas de ligne assez long ( 4.5  à  6m) additionné à une pointe assez fine 12/00 et 14/00 est indiqué pour bien pêcher en sèche.. attention, descendre trop fin serait avantageux pour la discrétion mais les beaux poissons de la Dordogne sont très puissants !

En journée et sous le soleil de juin, il est possible de trouver des ombres actifs en surface même si les mouches sont peu nombreuses… Alors un sedge en flanc de cane fera monter les plus titilleux…

Ombre du parcour de graciation d'Argentat.
Ombre du parcour de graciation d’Argentat.

Ombre du parcours de graciation d’Argentat.

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Les journées sont longues et à chaque instant la lumière peut changer donnant à ces parties de pêche, un paysage de carte postale immergé dans une nature préservée.

Puis… viennent les pré-coups du soir… et les fabuleuses soirées d’été avec l’espoir de voir la rivière se transformer « en champagne » grâce aux multiples éclosions de sedges, aux retombées de spents  et de fourmis qui sonnent l’heure des gobages bruyants des truites.

L’ambiance de ces soirées est un mélange d’air chaud restant de la journée et d’air frais arrivant du soir. Souvent une brume se forme sur la rivière et nous envahit.

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C’est à ce moment là ou les belles truites viennent chercher les sedges et autres spents dérivant à la sur face de la riviére.

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Truite 50 +

En soirée, la « dernière chance » peut révéler de belles surprises… concluant ces longues journées par de beaux souvenirs…. La nuit envahi maintenant la vallée, nous forçons à sortir de l’eau malgré les quelques gobages bruyants qui éclatent dans la pénombre.

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La Dordogne s’endort peu à peu pour une nuit assez courte en cette saison laissant le héron et bien d’autres animaux profiter à leurs tours des offrandes de la riviére…

Matthias

ATTENTION: les pluies de la semaine dernière ont fait gonfler la riviére – vigicrues –

 

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Tandem sèche/nymphe et pêche à deux nymphes

En tandem sèche/nymphe ou à deux nymphes, la pêche à plusieurs mouches n’est pas une nouveauté. Il y a toutefois quelques principes à comprendre pour bien les mettre en pratique.

Les chapeaux à plumes et les inconditionnels de la pêche en sèche pure « Dry Fly Only » m’en voudront peut-être mais ce que j’aime dans la pêche à la mouche c’est varier les plaisirs ! Si pour certains seule la pêche en sèche est noble, je considère qu’il n’y a pas de mauvaise technique et qu’il est même dommage de ne pas s’intéresser aux possibilités qu’offrent la pêche à la mouche. Après tout le principe de la pêche c’est quand même de prendre des poissons.

Truite avant gobage
« Une belle de la Dordogne se lève pour gober… » Merci Matthias pour cette belle photo

Préambule : dans les grandes lignes, la pêche à plusieurs mouches consiste à utiliser un bas de ligne avec une ou plusieurs potence(s) au bout de la ou desquelles une mouche est nouée. En France la réglementation autorise jusqu’à trois mouches maximum en eau douce mais dans d’autres pays comme l’Irlande il est possible de pêcher à quatre mouches voir plus (attention aux règlements spécifiques sur certains parcours). L’intérêt est bien de multiplier les chances de prise en proposant différents modèles ou en jouant sur des présentations différentes, des animations et sur les profondeurs de pêche.

Tandem sèche/nymphe :

Cette technique est toute indiquée lorsqu’il s’agit de comprendre comment s’alimentent les poissons. L’absence de gobage n’est pas toujours synonyme de pêche exclusivement en nymphe et pouvoir utiliser une sèche en plus d’une nymphe c’est parfois provoquer des gobages inattendus. Dans d’autres cas, la sèche sert d’indicateur lorsqu’un poisson prend la nymphe, la touche et signalée par l’immersion de la mouche. Cette technique est plaine de subtilité mais il faut veiller à utiliser des mouches sèches plutôt visibles et dont la flottaison supporte le poids d’une nymphes sans couler.

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Trois déclinaisons de la fameuse mouche « Tabanas » en taille 16, 14 et 12. Trois nymphes de type « Pheasant tail » en taille 18, 16 et 14. Il est important de bien choisir la taille de la sèche en fonction du poids des nymphes utilisées.

Aussi appelée « pêche au pompon » ou « pêche au bouchon », cette technique se prête aussi bien pour les pêches de postes marqués que pour prospecter des zones assez homogènes. Il faut essayer de réaliser des posés en cloche pour que la nymphe s’immerge le plus rapidement possible et atteigne la bonne profondeur en prenant contact avec la mouche sèche. La nymphe peut avoir un effet positif sur la dérive de la mouche sèche en ralentissant sa dérive. Les poissons postés dans les courants y sont très réceptifs.

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La distance qui sépare la mouche sèche de la nymphe doit être adaptée en fonction de la profondeur et de la vitesse du courant (en générale de 50 cm à 90 cm). Un pointe trop courte risque de ne pas permettre à la nymphe de passer à la profondeur d’alimentation des poissons. Une pointe trop longue peut engendrer une mauvaise détection des touches et peut engendrer des accrochages si la nymphe plonge trop profondément.

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Le but étant de prendre les poissons sans trop perdre de mouches, il ne faut pas hésiter à moduler la distance entre la sèche en la nymphe en fonction des postes.

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En bleu les zones à prospecter en tandem sèche/nymphe, en orange une zone rapide qui peut être prospecter à une ou plusieurs nymphes.

Cette technique permet de mettre de la distance entre les poissons et le pêcheur. C’est un excellent moyen de séduire des poissons qui fuient à la vue du moindre bout de scion… Les pêcheurs néo-zélandais utilisent souvent cette technique pour prendre de grosses truites positionnées entre deux eaux dans les courants. Pour moi le tandem sèche/nymphe demeure l’une des techniques de prospection les plus efficaces et polyvalentes. Dans un torrent comme sur une rivière large, je n’hésite pas à la mettre en pratique pour affiner ma stratégie de pêche.

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Côté matériel, cette technique peut se pratiquer facilement avec des cannes de pêche à la mouche typées « rivière » de 7′ à 10′ pour soie n°3 à n°6 selon les lieux de pêche et la taille des poissons. L’Helios 2 10′ soie 3 a ma préférence pour les rivières moyennes et pour les périodes d’étiage. Une soie synthétique DT ou WF convient très bien. Les spécialistes pourront utiliser des soies naturelles pour les pêches estivales par étiage.

Pêche à deux nymphes :

Cette technique a plusieurs applications et peut aussi bien servir dans des courants de faible profondeur que dans des fosses. Le choix des nymphes se fait en fonction de la vitesse du courant et de la profondeur mais l’avantage c’est de pouvoir faire descendre très rapidement une petite nymphe grâce à une seconde plus lestée et montée sur la pointe ou sur la potence du bas de ligne.

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Voilà un exemple d’association avec une petite nymphe perdigone en taille 18 et un nymphe en taille 12 lestée d’une bille en tungstène de 3,5 mm.

Deux nymphes c’est aussi deux chances !

2 truites prises en même temps avec un tandem de nymphes.
Souvenir d’un doublé de truites fario prises dans un courant vif sur le Tarn.

Tout comme pour la pêche en tandem sèche/nymphe, cette technique permet de profiter de deux mouches différentes pour séduire les poissons qui parfois ne mordent que sur de nymphes de petites tailles présentées en profondeur. Il est important de varier le poids de la nymphe la plus lourde en fonction des postes pour bien immerger la seconde mouche et atteindre la bonne profondeur sans trop s’accrocher (je dis « sans trop » parce que perdre quelques nymphes de temps en temps est un risque à prendre pour séduire certains poissons).

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Les ombres se postent régulièrement dans les courants profonds. Celui-ci était posté juste en arrière d’une cassure et n’a pas hésité à prendre une nymphe très lestée montée en pointe du bas de ligne.

La mise en pratique de cette technique s’approche beaucoup de la pêche en nymphe sous la canne ou au fil (style français ou style espagnol). Il faut veiller à adapter la longueur de la pointe du bas de ligne en fonction de la hauteur d’eau en faisant en sorte que l’indicateur de touche (pompon, fil fluo ou pâte fluo) reste sur l’eau ou au dessus de l’eau.

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Sur les postes peu profonds, il est possible de pêcher en plaquant le bas de ligne et en suivant la dérive de l’indicateur à la surface. Au moindre arrêt ou décalage de l’indicateur, il faut ferrer !

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Dans les courants rapides et profonds, la meilleure manière de pêcher à deux nymphes est de lancer très en amont de soi les mouches en gardant la canne haute et en récupérant la bannière de manière à prendre contact avec celles-ci durant leur immersion. Lorsque les nymphes atteignent la bonne profondeur, on peut ressentir des vibrations dans le scion ce qui indique que la plus lourde des nymphes rebondit sur le fond. La ligne dérive moins vite que les bulles à la surface de l’eau (c’est un bon indicateur). Il est utile d’animer légèrement lors de la dérive pour que la nymphe en potence soit en mouvement. Lorsque la ligne arrive en aval de soi, il faut bien l’accompagnée en se tenant prêt à ferrer avant de relancer. C’est souvent lors de la remontée des nymphes que les touches surviennent.

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Exemple de grand courant : on distingue la zone puissante en rouge où il st nécessaire de pêcher avec des nymphes très lourdes. La zone calme en jaune se pêche avec des nymphes plus légères et les animations sont vivement recommandées pour déclencher les attaques.

Je privilégie des cannes assez longues (10′) pour bien gérer les dérives et avoir une allonge confortable. Un modèle 10′ soie 5 sera très bien pour les rivières larges et puissantes, une 10′ soie 4 s’avère très polyvalente et conviendra à la plupart des rivières. J’utilise depuis quelques mois une Recon 10′ soie 3 pour les cours d’eau de taille moyenne en utilisant des nymphes de toutes tailles et des pointes fines. Ce modèle est très adapté à la pêche à plusieurs nymphes et même en sèche nymphe.

Mes astuces :

Bas de ligne : j’opte toujours pour des bas de ligne polyvalent de 9′ à 12′ que je modifie légèrement en ajoutant un fil fluo de 0,20 mm de diamètre au bout duquel je réalise une boucle. Les bas de ligne Orvis Superstrong + en 3X ou 4X sont adaptés. Pour les pointes et les potences j’utilise le fil nylon Supertstrong Plus en 6x, 7x et 8x.

Pour monter les bas de ligne de pêche à plusieurs mouche je n’hésite pas à utiliser le nœud en « 8 » pour les potences ou de petits anneaux (tippet rings ou micro rings).

J’espère que cet article vous aura permis de comprendre les principes de ces deux techniques de prospection. A vous de jouer et je vous invite à remettre à l’eau les poissons que vous aurez pris pour les retrouver lors de vos prochaines sorties !

Florian

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