Archives mensuelles : juillet 2016

Après la pluie vient le beau temps…

Cette année le début de saison sur la Dordogne fut compliqué pour cause d’une météo capricieuse avec des niveaux excessivement hauts sur la rivière. Les poissons étaient peu actifs et les éclosions pas assez intenses pour rêver à quelques heures de gobages.

Sans titre-1Heureusement les conditions se sont améliorées, la Dordogne a bien baissé et l’arrivée d’éclosions d’ignitas, de sedges et de sulphures  redonnent espoir à chaque partie de pêche.

« Objectif n°1 : trouver de gros poissons! »

J’avais hâte de tester le blank de ma nouvelle canne ORVIS HELIOS 2  10’#4, sa grande puissance et sa légèreté incomparable m’avaient dès les 1er jours impressionné  lors de sa prise en main , accouplé d’un nouveau moulinet ORVIS HYDROS  SL2 l’ensemble est  tout simplement magique !.

Combat truite 50+
Combat truite 50+

Après plusieurs soirs à chercher de potentiels gros poissons, le combat tant attendu est là, plein de promesses et de stress après plusieurs casses et décroches.

A cette saison on trouve de beaux poissons se nourrissant tranquillement dans les grands calmes et les grands remous de la Dordogne.                          Ce sont des postes de 1er choix emprisonnant une nourriture facile et abondante, elles adorent !!

« Objectif n°2 : la jouer fine… »

Traquer ces gros poissons demande beaucoup de « sang-froid  » et de remise en question. En effet, il faut dissocier les gobages pour savoir qui est quoi lorsque c’est possible, voir leurs fréquences et si le poisson se déplace… ce n’est pas toujours évident mais avec un peu d’expérience et un peu de chance, ça peu payer!Sans titre-1 « Conseil perso:  Dans ces postes, attention au petit gobage… ça peut être du lourd !   » truite ombre

  « Que du plaisir! »

Voici quelques prises qui m’ont permis de tester « la courbe » de ma canne, validé !.

Les coups du soir sont maintenant bien présents sur la rivière, ne pêchez pas trop fin, les poissons sont trés-trés puissants 16 ou 14/00  suivant le poste et le poisson.

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A+ Matthias P.

Les fourmis sont là, ça annonce des gobages en nombre!

A suivre 😉 ….

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Excursion pêche à la découverte des lacs du Carlit

Comme beaucoup de pêcheurs à la mouche chaque année, je me suis rendu dans l’un des plus beaux sites naturels français qui permet aussi bien de randonner que de pêcher. Le massif du Carlit, situé dans les Pyrénnées Orientales, est à la fois préservé et sa concentration de lacs d’altitude est exceptionnelle. Une première expérience qui ne restera pas sans suite !

C’est depuis un hôtel à proximité du lac des Bouillouses que ma copine et moi sommes partis à l’assaut des douzes lacs du Carlit. Une brume matinale était installée et la température n’excédait pas les 12°C. Bien équipés et motivés, nous avons suivi le sentier qui monte vers les lacs et qui serpente entre les pins et les rochers. Nous n’étions pas seuls ce matin là. La fin du mois d’août est encore prisée par de nombreux marcheurs.  En moins d’une heure de marche « sportive » nous étions arrivés au premier lac (le Lac Nègre). La brume commençait à se lever et nous sortions de la forêt pour découvrir un décor magnifique.

Comme un enfant qui ouvre un cadeau, je suis pressé de lancer une mouche sur l’un des premiers lacs du Carlit que nous longeons, mais nous décidons de poursuivre un peu notre chemin jusqu’à l’étang Sec. L’histoire de pêche commence peu après !

Lac Sec

Arrivé au bord du lac, je scrute la surface de l’eau à peine ridée par une petite brise et voilà qu’un premier poisson se manifeste en surface. Sans attendre je sors la canne Orvis Recon 9′ soie 5 de son tube et en quelques minutes me voilà prêt à pêcher. Les gobages ne sont pas nombreux mais je concentre mes efforts dans une anse prometteuse. Après quelques lancers le long de la végétation je fais monter un poisson qui refuse mon imitation de sialis… J’insiste sans succès en changeant plusieurs fois de mouche et au bout d’une heure nous repartons en route vers le Pic du Carlit.

Il restait pas mal de marche et pas mal de lacs à découvrir, je ne pouvais pas me focaliser sur un seul lac au risque d’y perdre plusieurs heures en espérant trouver un poisson coopératif. Avec un bon rythme de marche nous mettons une petite heure pour atteindre le lac de Soubians (à plus de 2300 m d’altitude).Soubians Nous prenons le temps d’apprécier les paysages très préservés. Chaque point de vue offre un panorama fantastique. La lumière révèle les nuances de couleurs des lacs et des montagnes ce qui nous permet de réaliser quelques jolies photos malgré un ciel plutôt couvert.

Trebens

En suivant le chemin du tour des lacs, nous passons à côté de l’étang Trebens puis de l’étang Casteilla pour enfin arriver à l’étang de Dougnes. Quelques pêcheurs sont en place. Certains à la mouche, d’autres au lancer, mais visiblement personne n’a la canne pliée. Le vent soufle et nous parvenons à trouver un endroit abrité au bord de l’eau pour manger. Le soleil réchauffe le lac et le vent ride bien la surface de ce lac qui commence à m’inspirer de plus en plus. A force de scruter l’eau je devine quelques gobages assez loin dans les vagues

Dougnes2

J’ai la permission de ma copine pour tenter de prendre quelques poissons et sans tarder je monte un mouche sèche pour prospecter les cassures à proximité des blocs. Les insectes terrestres sont assez nombreux. Le vent les emporte sur l’eau et les poissons les attendent non loin de leurs postes. Il faut donc rechercher les zones exposées au vent et poser la mouche près des rochers ou des herbiers pour faire monter des poissons.

Mouches

(J’utilise des mouches d’ensemble qui peuvent représenter un sedge, un sialis, une grosse mouche noire, une abeille, une fourmi aillée ou un petit coléoptère… L’important étant que cela soit bien présenté.)

Je longe la berge en lançant dans la même direction que le vent et en moins de dix lancers une première truite gobe mon petit sialis ! Ce n’est pas un monstre mais cette truite fario d’environ 25 cm est très vive ! J’ai trouvé quelque chose qui fonctionne et des poissons qui mangent.

Carli-Pêche

En moins d’une heure je réussis à prendre sept truites fario en sèche dans les vagues et à proximité des hauts-fonds rocheux que je distingue. Ce ne sont pas de très gros poissons mais je suis très heureux de faire monter ces truites alors que les autres pêcheurs ne semblaient pas récompensés de leurs efforts.

Carli-Pêche2

En continuant de pêcher je poursuis ma progression vers la pointe du lac qui forme une anse avec de grands herbiers sur lesquels les vagues sont plus marquées. Le vent est assez fort mais la Recon 9′ soie 5 a de la ressource ! Je vise une belle « cuvette » entre des blocs et des herbiers où j’avais aperçu un beau gobage. Avec un bon shoot ma soie Easy Mend WF5 part portée par le vent et ma mouche se pose à plus d’une vingtaine de mètres. Je ne la vois pas dans les vagues mais au bout de quelques secondes je distingue un petit « splash » dans l’axe de ma soie et je ferre.

Dougnes3

Le poisson sort de l’eau à deux reprises et il me semble voir des flancs argentés. C’est une truite arc-en-ciel qui est venue gober un petit Tabanas noir sur hameçon n°16. Avec le vent je garde difficilement le contact mais le poisson combat bien et ne se décroche pas. J’étais venu sur ces lacs avec le secret espoir de prendre l’une de ces truites arc-en-ciel de souche « Bouillouses » qui font la réputation de ce site unique en France où elles se reproduisent naturellement. Cette truite m’a donc fait très plaisir.

dougnes4

La partie de pêche se terminera sur ce dernier poisson qui est bien entendu reparti dans son élément après la photo. Le matériel a rapidement retrouvé sa place dans le sac et nous avons repris notre chemin. Une petite heure de marche nous a suffit pour regagner le lac des Bouillouses.

J’ai promis de retourner pêcher les lacs du Carlit, il y m’en reste bien d’autres à découvrir et le cadre est parfait pour se ressourcer.

Quelques indications : L’accès au lac des Bouillouses se fait en bus durant la saison touristique ou en voiture si vous avez réservé un hébergement à proximité du lac (hôtel ou gîte). Les chemins qui mènent aux lacs du Carlit sont bien balisés, la réglementation de la pêche l’est également. Les tronçons de ruisseaux et de rivières sont en réserve. Toutes les infos sur la pêche aux lacs du Carlit sont ici : http://www.peche66.org/fr/site-des-lacs-du-carlit.

Ne partez pas sans être équipés pour marcher en montagne. La météo est un critère à prendre très au sérieux à cette altitude. Pour ceux  qui le souhaitent, il est possible de bivouaquer sur des zones définies à proximité des lacs.

Côté matériel de pêche, il n’est pas utile de partir avec une batterie de cannes et de soies. Une canne de 9′ soie 5 fait l’affaire pour pêcher jusqu’à 20m. Je pense qu’une canne de 9’6 ou 10′ pour soie 6 est idéale. Les modèles en 4 brins seront plus faciles à transporter en fixant le tube sur le sac à dos. Côté moulinet un modèle Large-Arbor est parfait. Pour bien pêcher ces lacs, une soie flottante n°5 ou n°6 est indispensable pour exécuter toutes sortes de lancers (les lancers roulés sont incontournables pour solliciter certains poissons). En complément une soie intermédiaire et une soie plongeante peuvent être utiles pour pêcher avec des mouches noyées ou de petits streamers selon les postes et si les poissons ne s’alimentent pas en surface. Pour les mouches, il semble important de disposer de plusieurs modèles de mouches sèches plutôt de couleur sombre en taille 14, 16 et 18. Vous pouvez aussi prévoir un assortiment de mouches noyées et de streamers aux coloris plutôt naturels (imitations de larve de demoiselle, imitation de vairon).

En fil, j’ai utilisé du nylon Orvis Superstrong 7X et 5X (soit des pointes dont les diamètres étaient compris entre 0,10 mm et 0,16 mm). Le fluorocarbone est intéressant lorsque les conditions sont difficiles.

Je vous souhaite de belles sorties de pêches sur les lacs du Calit.

Florian

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