Archives mensuelles : mars 2016

Les bonnes tactiques en début de saison

Aller à l’essentiel et être opportuniste demeure des vérités lors des journées de pêche du début de saison. Vous avez envie de pêcher à la mouche dès l’ouverture, alors foncez, mais ne vous éparpillez pas. Lorsque l’eau est froide, les truites sont souvent actives de la fin de matinée jusqu’au milieu de l’après-midi alors pas de temps à perdre !

rivière-ouverture

Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir réussir son ouverture de la truite à la mouche, mais pour ceux qui disposent de rivières en ordre et de conditions adéquats, les chances de réussites sont réelles. La température de l’eau est un paramètre à prendre en compte. Il faut savoir que le métabolisme de la truite est très lent en dessous de 5°C. Les zones d’alimentation sont donc principalement des portions de rivière à courants modérés où les rayons du soleil parviennent à réchauffer l’eau. Rarement loin de leur poste, les truites affectionnent les berges creuses, les retournes derrière des obstacles ou des fosses à proximité d’enrochements. Voilà quelques indications sur les postes à privilégier en débuts de journée à l’aide de nymphes voir même de streamers. N’oubliez pas que les truites de belle taille ont faim et se laissent tenter par de grosses bouchées !

streamers

Une stratégie payante peut-être de pécher l’eau en utilisant deux mouches (une sèche en potence et une nymphe en pointe). L’idée est de prospecter les zones peu profondes  (de 40 à 80 cm d’eau) à l’aide d’une nymphe lestée et de la mouche sèche qui peut à la fois servir de mouche indicatrice et faire monter un poisson. L’espacement des mouches sera compris entre 50 cm et 90 cm en fonction de la profondeur des postes et de la vitesse de plongée de la nymphe. Il ne faut pas hésiter à modifier le montage en variant le poids de la nymphe ou l’espacement entre les mouches. La méthode de prospection est identique à la pêche en sèche. Même s’il est tentant d’allonger les lancers, il est préférable de ne pas lancer à plus de 10 m de distance afin de garder une bonne réactivité au ferrage.

Si les poissons prennent la nymphe, alors il peut être utile d’enlever la sèche et d’insister sur les postes profonds en utilisant une ou deux nymphes lourdes. En revanche, si les truites montent sur la mouche sèche, il peut s’avérer très judicieux de ne pêcher qu’avec la mouche sèche.

marchbrown

A partir de 11 heures, il faut garder un œil sur les courants et les plats. Si les premières éclosions d’éphémères sont souvent très courtes elles sont aussi le meilleur moment pour prendre des poissons en sèche. Il n’est pas rare d’observer de petits plécoptères gris appelés « mouches aiguilles » par les anglais (needle fly). Les truites les prennent parfois, mais ce qui rend ces poissons frénétiques ce sont les fameuses brunes de mars (march brown) ! Quand ces grandes éphémères sortent de l’eau, les truites sont capables de se poster dans des courants vifs et profonds pour gober et se gaver ! Il est parfois surprenant de voir des poissons faire deux mètres pour gober une mouche en explosant la surface. Emotions garanties !

truite-ouverture

Avec un peu de patience et d’opportunisme, il y a toujours un poisson qui cède à la tentation. Il est fréquent de voir des gobages par épisodes et ces moments ne durent pas très longtemps. Il faut donc se tenir prêt et profiter de ces moments pour augmenter ses chances de réussite. Même si les pêches miraculeuses ne sont pas toujours au rendez-vous durant les premières sorties de la saison, cela fait vraiment plaisir de retrouver les rivières et des truites en pleine forme.

En espérant que ces conseils vous réussissent, je vous souhaite du plaisir au bord de l’eau.

Florian

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Mission 1er bonefish en Guadeloupe

Prendre mon premier bonefish à la mouche, cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête ! Alors lorsque ma copine m’a proposé de partir en Guadeloupe, je n’ai pas manqué de me renseigner un peu sur ce qu’il fallait avoir dans les bagages pour tenter de ferrer un beau poisson durant le séjour.

Mon ami Louis-Jean m’avait dit qu’en Guadeloupe il n’y avait pas de grosses densités de bone mais que globalement ils étaient de belle taille. Au fil des discussions et après avoir évoqué les différentes possibilités de pêche il semblait judicieux de partir avec une canne polyvalente suffisamment puissante pour lancer dans le vent et combattre des poissons puissants. Snooks, tarpons et bonefishs peuplent les eaux de la mer des Caraïbes et il n’est pas si rare de les croiser à proximité des ports ou des palétuviers. Même de gros permits fréquentent les eaux guadeloupéennes…

J’ai donc choisi de m’équiper d’une RECON 9′ soie 9 en 4 brins. Je l’avais essayé lors du meeting Orvis 2015 et cette canne me semblait parfaite pour pêcher de manière polyvalente des carnassiers d’eau douce comme de beaux poissons d’eau salée. Comme moulinet, le nouveau moulinet Hydros SL IV était tout indiqué compte tenu de ses qualités de freinage et de sa vitesse de récupération. Pour la soie, je possède une WF9 Scientifique Angler BFT qui s’avère parfaitement adaptée à la Recon, j’ai également opté pour une soie Hydros Clear Sink Tip WF9 pour tenter de prendre un snook.

matériel

Après quelques bonnes séances de montage et des échanges avec mes amis qui connaissent les spots je prépare le matériel. Une boîte bien remplie de crevettes et autres friandises à bonefish dans le sling pack et de quoi faire de bons bas de ligne, une pince et mon bagage pêche est prêt.

Le rendez-vous était pris, Florian et Cyril me rejoignent à la marina de Gosier pour faire une sortie à la recherche des bonefishs et d’autres poissons si possible. Ma copine est installée avec nous dans le bateau et nous voilà partis. Florian navigue jusqu’à l’un de ses spots de prédilection en m’annonçant que nous allions à l’essentiel !

Après plusieurs minutes de bateau, nous ralentissons à proximité d’un îlet. Florian annonce à Cyril qu’il voit déjà les nageoires des poissons. J’ai beau scruter les vagues et chercher le moindre indice de présence d’un poisson, je ne vois rien. Décidément les pêcheurs locaux ont affûté leur acuité  visuel au point de détecter le moindre sillon, la moindre pointe de nageoire ou le reflet pouvant trahir la présence d’un bonefish. Le bateau est arrêté sur un haut fond à proximité un herbier de plusieurs dizaines de mètres. Nous descendons en prenant soin de rester discrets.image

La canne dans la main droite, la mouche dans la main gauche, je suis attentivement les conseils de Cyril et Florian qui distinguent un school de plusieurs poissons à portée de soie. Je lance dans la direction indiquée et Cyril me dit « laisse descendre ta mouche et prépare toi à stripper doucement. » J’exécute les consignes et je relance un peu plus loin. Ma mouche tombe dans le school, instantanément plusieurs poissons partent à toute vitesse, mais nous continuons. Un autre lancer et là je sens une touche, immédiatement je ferre avec la main gauche et plus rien… « Il ne faut pas ferrer à la touche ! » m’explique Florian, « Tu dois lui laisser le temps de bien prendre la mouche en bouche, et tu lèves la canne. »

flo et combat

Je relance toujours dans la même zone, ma mouche descend et je commence à stripper lentement. Je sens un toc, j’attends et je ferre. « Tu l’as ! » s’exclament Cyril et Flo. A partir du ferrage, le moulinet Hydros SL se vide à une vitesse folle et je ne peux pas toucher à la manivelle ! Je resserre légèrement le frein et le poisson interrompt son rush à environ 60 m de nous. C’est le moment que je choisis pour commencer à le travailler au moulinet. La canne plie bien et le bonefish change de direction. Ce qui me surprend, c’est le « mou » ressenti dans la ligne à cet instant. Pas de problème, le poisson est encore là et il repart dans un rush plus court. Je commence à prendre l’avantage et le poisson fini par se rendre. Me voilà enfin avec mon premier bonefish entre les mains !

Gwada expérience

Merci encore à Florian Pasquier et à Cyril Lubeth pour ce très bon moment de pêche et ces images fabuleuses. Merci à ma chérie qui a bien voulu nous accompagner et qui a pu prendre de jolies photos.

 

 

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Focus sur la soie Orvis Hydros HD Easy Mend

Nous avons testé pendant une saison la soie américaine Orvis Hydros HD Easy Mend WF 5 et sa polyvalence nous a conquis !

Cette soie à flottaison haute est aussi performante qu’une WF pour lancer à distance mais elle est surtout très similaire à une DT lorsqu’il s’agit d’accomplir des lancers techniques ou de replacer la soie sur l’eau. En rivière comme en lac d’altitude, tous les lancers sont permis ! C’est bien ce qu’il nous faut lorsque l’on longe les berges boisées à la recherche de poissons actifs. Il est toujours frustrant de ne pas atteindre un poisson qui vient de gober à portée de soie pour deux mètres de bas de ligne posés en paquet… Un bon rouler avec une soie adaptée, le bas de ligne se déploie et l’histoire est différente !

Lac-Dougne-Carlit-Easymend

Cette soie synthétique a été développée pour faciliter la réalisation des « mendings », des lancers roulés et accomplir des lancers décalés à la perfection à courte comme à longue distance. Pour éviter le dragage en rivière ou repositionner la soie dans les vagues en lac, la Easy Mend est fabuleuse.

Hydros HD Easymend-profil

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs technologies ont été intégrées pour développer cette soie texturée à fuseau décentré long. La partie avant (couleur vert saule) de la soie qui intègre le « Front Taper » et le « Belly » est plus longue que pour une soie WF classique. Le « Rear Taper » qui assure la transition du Belly avec le « Running Line » (couleur jaune fluo) dispose d’une dégressivité répartie sur 20′ (6 m) qui contribue à la stabilité de la soie lors des lancers. La mémoire des soies HD est très minime, la soie reste bien droite sur l’eau. Contrairement à de nombreuses soies flottantes, les soies texturées Orvis génèrent très peu de « perruques ».

Deux textures de soie différentes intègrent cette Hydros HD. Comparables aux soies Scientific Anglers Sharkwave, les soies Orvis HD disposent de revêtements micro-alvéolés qui leur confèrent une glisse très performante. Le « Front Taper » (pointe de soie) est pourvu d’une texture en diamant (Aggressive Diamond Texture) qui procure immédiatement de la vitesse pour sortir très efficacement les premiers mètres de soie. Cette partie est très sollicité, la structure en diamant offre justement une meilleure longévité de la soie dans le temps. Le reste de la soie (Belly, Rear Taper et Running Line) comporte une texture micro-alvéolée régulière qui accroît la glisse de la soie tout en améliorant sa flottaison.

soie hydros hd

Ci-dessus, un zoom sur la soie qui illustre l’aspect texturé du revêtement. La flottaison haute et la glisse de la Easy Mend HD sont ses grands points forts. Le son que la soie produit dans les anneaux peut surprendre, mais ce son est bien la preuve que la texture HD joue son rôle. Ce sifflement qui rappelle celui d’une soie naturelle est discret mais il indique bien que la soie glisse parfaitement. Une sensation de faciliter se dégage pour accélérer la soie sans effort et allonger très confortablement la distance de lancer. La trajectoire de la soie Easy Mend est très régulière et lancer un long bas de ligne en rouler devient très facile.

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Dans les vagues comme dans les courants, replacer efficacement la soie est indispensable pour éviter le dragage des mouches et réussir les ferrages même à distance. Sur les lacs du Carlit, la WF5 était très adaptée pour la pêche en sèche. Montée sur la Recon 9′ soie 5, la soie Easy Mend WF5 révèle toutes ses qualités.

Cette soie a été testée au cours de plusieurs sessions de pêche en rivière en nymphe à vue et en sèche avec des bas de ligne de différentes longueurs allant jusqu’à 7,50 m. Bien entendu, la dégressivité du bas de ligne est une composante très importante qui conditionne la qualité et la précision des lancer, mais la Easy Mend déploie très bien les bas de ligne longs et sa flottaison est très appréciable pour arracher la soie de l’eau discrètement. Même dans des conditions difficiles avec peu de dégagement, les lancers roulés parviennent à allonger le bas de ligne et déposer la mouche discrètement. Dans les eaux claires des rivières en étiage, ou sur des parcours très fréquentés, les poissons ne tolèrent pas les présentations approximatives, il est souvent déterminant d’accomplir LE bon lancer du premier coup. Un bon lanceur accomplira  plus facilement cette exercice qu’un débutant, mais sans une bonne canne et une bonne soie, le résultat reste  plus aléatoire.

truite-Itchen

Certes, en rivière, les inconditionnelles des soies naturelles auront toujours leur préférence pour une soie tissée et bien graissée, mais il semble bien que les soies Hydros HD tendent à se rapprocher sérieusement des propriétés des soies naturelles.

 

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